Symptômes, fréquence, complications

Le Dr Vanessa Kahn, gynécologue chirurgienne obstétricienne et membre du comité scientifique de Fibrome Info France, vous répond.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Vestibulum in tellus vel velit ullamcorper scelerisque. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed volutpat luctus vestibulum. Quisque eu elementum purus.

Donec pharetra, tellus vel egestas pharetra, ligula tortor ornare lectus, ac faucibus augue magna ac nisl. Donec mauris elit, posuere sed sem eget, aliquet ultricies dolor. Aenean magna urna, imperdiet id mi sed, iaculis rhoncus nisi. Cras sed interdum mauris.

Aenean venenatis ante in sem accumsan feugiat. In sodales quam nec tortor sodales, vel sollicitudin ante tempor. Phasellus eu turpis sed metus consectetur laoreet eget ac turpis. Nulla sollicitudin suscipit finibus. Donec ac sapien mauris.

 


 

Les symptômes en rapport avec les fibromes peuvent être des douleurs pelviennes, des règles abondantes ou hémorragiques, une difficulté à être enceinte et des douleurs pendant les rapports sexuels. En l’absence de symptôme un examen gynécologique annuel de surveillance peut permettre de suspecter la présence d’un fibrome si par exemple il est responsable d’une augmentation du volume de l’utérus. A ce moment une échographie pelvienne peut être pratiquée afin de mettre en évidence la présence de fibromes. Devant un bilan d’infertilité, on peut aussi diagnostiquer des fibromes qui sont asymptomatiques et évaluer leur responsabilité dans l’infertilité en fonction de leur taille et de leur localisation.

Le myome ou fibrome utérin est la tumeur (masse) pelvienne la plus fréquente chez la femme et représente 30 à 50 % des tumeurs. Les fibromes se développent chez 20 à 50 % des femmes en âge de procréer et sont plus fréquents à partir de 35 ans. L’apparition d’un fibrome peut cependant survenir avant l’âge de 35 ans et son évolution peut être plus ou moins lente. Sous la dépendance des œstrogènes et
de la progestérone qui ont un effet multiplicateur sur leur croissance, les fibromes tendent à disparaître à la ménopause.

Un utérus fibromateux est un utérus qui présente un ou plusieurs fibromes ou myomes (masse bénigne) qui se développent au dépend du muscle utérin. Cette question peut être supprimée, car la définition existe dans le lexique du site.

Il existe probablement une prédisposition génétique au développement des fibromes par le muscle utérin, c’est alors un autre fibrome qui se forme. Dans les chirurgies de type polymyomectomie en fonction du nombre de fibromes présents, il est souvent impossible, voire délétère de retirer tous les fibromes surtout si ils sont de petite taille; ils peuvent donc évoluer par la suite.

Actuellement, il n’y a pas de traitement préventif visant à réduire la récidive. Le seul conseil serait, si il y a un désir de grossesse, de tenter rapidement d’être enceinte en respectant les délais post opératoires.

Un fibrome nécrosé peut se dévasculariser et arrêter de se développer. Sa taille va se réduire et un phénomène de calcification sans gravité pourra se produire. La calcification se détecte à l’échographie.

Le premier examen diagnostique est l’échographie abdominale et pelvienne par voie abdominale et endovaginale. Afin d’étayer la localisation précise du fibrome, l’hystéroscopie diagnostique permet à l’aide d’une camera introduite dans l’utérus, de diagnostiquer la composante sous muqueuse du fibrome à l’intérieur de la cavité. A ces deux examens, s’ajoute l’IRM pelvienne qui permet de diagnostiquer plus précisément le nombre, la taille et la localisation des fibromes, en général lorsque leur nombre est supérieur à quatre.

Oui, un fibrome quand il est sous muqueux (localisation à l’intérieur de la cavité utérine) peut provoquer du jour au lendemain des saignements alors qu’il ne faisait pas parler de lui auparavant. D’autre part les fibromes sous séreux pédiculés peuvent subitement se tordre et provoquer des douleurs.

La fréquence des fibromes augmente avec l’âge, les antécédents familiaux et dans les populations africaines et antillaises, elle est 3 à 9 fois plus importante. A ces facteurs, s’ajoutent la nulliparité (absence de grossesse antérieure) et l’obésité, qui peuvent être considérées comme des facteurs épidémiologiques influençant la croissance des
fibromes. Une éventuelle prédisposition génétique ainsi que des anomalies chromosomiques pourraient également favoriser le développement de fibromes.

Le risque est exceptionnel, mais une IRM de bonne qualité peut le détecter et permettre la surveillance de ce volumineux fibrome au moins une fois par an, voire 2 ou plus, si l’augmentation de taille est rapide. Au moindre doute, la chirurgie est indispensable.

La necrobiose d’un fibrome peut faire partie de l’evolution normale d’un fibrome due à des modifications vasculaires se traduisant par la liquéfaction d’une partie ou de tout le fibrome, responsable de douleurs. Ces douleurs peuvent être diminuées par la prise médicamenteuse d’antalgiques et anti-inflammatoires. L’évolution permet ensuite dans la plupart des cas, une diminution du volume du fibrome.

Exceptionnellement, il peut y avoir urgence opératoire, en raison notamment de la torsion d’un fibrome sous sereux pédiculé qui nécrose et nécessite une intervention du fait des douleurs occasionnées. L’autre évolution exceptionnelle est la  transformation de nécrobiose aseptique en septique c’est-à-dire purulente. Un traitement antibiotique par voie intra veineuse est alors nécessaire et en cas d’absence d’amélioration, une intervention urgente sera proposée et dans des cas extrêmes, une hystérectomie. Un syndrome occlusif (arrêt du transit intestinal) peut être réactionnel, les intestins étant au contact du fibrome en nécrobiose.

Ces examens ne peuvent être pratiqués sur des femmes vierges. L’échographie suspubienne et l’IRM pelvienne peuvent être des alternatives.